Smatch [1]

Si vous désespérez un singe,vous ferez exister un singe désespéré

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ABÉCÉDAIRE SMATCH[1] : MOGELIJKHEDEN = POSSIBILITÉS



Smatch [2]

Push up daisies (ou) manger les pissenlits par la racine?

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©le corridor

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EXTRAITS DE PRESSE



La Libre Belgique, Marie Baudet, 19/05/11

De la sagesse de la pomme et du ver de terre


Dans le domaine de la performance ludique et intelligente, Dominique Roodthooft est un sacré cordon-bleu. Sa spécialité? Cuisiner en nous un certain optimisme critique.

Qu’on se rassure: loin des discours parfois lancinants et univoques, Smatch[2] expérimente, entrouvre des horizons inexplorés, cherche des endroits où inventer plutôt que dénoncer. Aux images chocs d’Al Gore et autres Yann-Arthus Bertrand sur l’état de notre «belle Terre», Dominique Roodthooft préfère mettre en scène la pomme de terre ou le ver de terre.

Tout est à l’avenant, nous prenant sans cesse par surprise au fil des discours philosophiques. On y croise une femme-arbre. On y interroge la volonté d’une pomme de terre. On y rencontre un âne thérapeute pour vieillards. On y apprend la fabrication des «seed bombs» (grenades de semences) et on y fabrique tornades, volcans et tsunamis. Le rapport entre la nature et la culture y est central, qu’on y parle de plantes vagabondes ou des pets de fromage. Comme quoi la biodiversité, ça pousse aussi sur les planches.



Le Soir, Catherine Markereel, 19/05/11

PRESSE


Victoire
26/11/2011
le Mad
23/11/2011
la Libre
23/11/2011
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26/08/2011
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26/11/2011
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29/04/2011
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02/03/2011
le Soir – Tous en scène
08/09/2010

Smatch [3]

Si vous désespérez un singe,vous ferez exister un singe désespéré

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©Alice Piemme

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EXTRAITS DE PRESSE



La libre, Marie Baudet, 18/02/14

Petite question. Quel est le premier orifice qui se forme chez le bébé dans l’utérus de sa mère ? Réponse : son anus. Autre question. Pourquoi un homme a-t-il déterré huit fois sa jambe amputée? Réponse : Parce qu’il sentait toujours qu’elle n’était pas bien mise.
En effet, c’est non sans facétie que la metteure en scène de théâtre liégeoise, Dominique Roodthooft, s’est plongée dans toutes sortes de grandes et petites théories concernant notre anatomie humaine. Dans une sorte de cabinet médical multimédia, avec, dans un coin, un squelette et un robot près de la table de mixage, elle cherche à insuffler à toutes ces connaissances une forme théâtrale et un peu de légèreté.
Avec Isabelle Dumont, elle lèche un crâne humain, danse sur les circonvolutions de notre cerveau, et imite la division cellulaire lors de la formation du fœtus. La fine intelligence de Smatch 3 est proportionnelle à l’auto-relativisme ludique qui la véhicule. C’est rare.
Dans l’intervalle, deux écrans vidéo diffusent les témoignages de futurologues, psychanalystes et physiciens. Tandis que l’un prévoit l’extension de notre cerveau dans le cloud, l’autre parle de la signification profonde du thymus, qui pour les Grecs, incarne le siège de notre vitalité, tout près du cœur.
On dirait que l’art ici se prostitue à la science mais c’est juste l’inverse : Smatch 3 explore parfaitement les frontières de la connaissance pure jusqu’à la confondre au mysticisme. Un nombre incroyable de pistes surgissent là, comme dans le trou infini du zéro qui refait inlassablement surface. Ainsi le corps humain se ramifie-t-il à travers l’espace et le temps. Depuis son origine animale jusqu’à son lointain avenir dans les nanotechnologies. Il y a tant de choses que nous ne savons pas.
Le moi entier, moteur du libéralisme, n’est qu’une illusion. Un concept développé sur scène, au travers de toutes les disciplines convoquées. Smatch 3 est une petite pièce de cabinet de curiosités qui excelle dans l’art de créer des liens.

De Standaard, Wouter Hillaert: Des filles et la science ***, 4 février 2014

Dominique Roodthooft clôt sa merveilleuse trilogie avec « Smatch 3 » pour interroger la puissance des hommes et contrer le fatalisme ambiant.
Chaque fois elle nous fait le coup, et chaque fois c’est formidable. Chaque fois, à l’annonce d’une nouvelle création de Dominique Roodthooft, on s’arrache les cheveux à essayer de faire rentrer en un seul article toutes les ramifications philosophiques, politiques et scientifiques qui nourrissent son travail. Chaque fois, on se dit que ce n’est plus un spectacle mais le syllabus d’un triple génie universitaire, et chaque fois on découvre au final une pièce d’une intelligence folle certes, mais servie avec une fougue ludique, un naturel espiègle, et une fluidité qui vous donne l’impression, soudain, de saisir le monde dans un éclair de lucidité.
Chaque fois, le principe est le même : partir d’une question philosophique ou politique et l’aborder par le biais d’une science. Dans le premier volet, installé dans un laboratoire physique, il était question d’éthologie pour interroger l’attente et les prophéties autoréalisatrices. Dans le second volet, la botanique faisait carburer la réflexion sur nos certitudes, dans une sorte d’arrière-cuisine. Cette fois-ci, pour le troisième et dernier volet, l’équipe de Dominique Roodthooft partira de l’anatomie pour étudier la question du pouvoir. « Non pas le pouvoir “sur”, c’est-à-dire un pouvoir liberticide, qui opprime, mais le pouvoir “du dedans”, notre puissance intérieure, précise la metteuse en scène. On imagine comment retrouver sur soi et sur le monde une vraie puissance, pas une puissance qui écrase mais une puissance qui se vit dans la joie d’être ce que l’on est, ouvert sur le monde, acceptant le multiple. Cette joie de la puissance dans le sens où Spinoza et Deleuze en ont parlé. » Depuis le début de l’aventure, l’équipe a fait sienne un autre principe de base : se sortir de la tristesse, de l’apathie et du catastrophisme, qui ne conduisent qu’à l’impuissance pour, au contraire, se réinventer, retrouver des possibles.

Le Soir, Catherine Makereel : Le monde n’est pas foutu, 4 décembre 2013

Chère Dominique Roodthooft,
(…) Car effectivement, chère Dominique Roodthooft, nous manquons cruellement d’une parole politique qui, au lieu de se rendre aux fatalismes et aux fatalités, livrerait notre réalité de tous les jours à des liens complexes, incidents ou improbables qui autoriseraient le décloisonnement des idées et permettraient l’élaboration d’une pensée, à la place de ce salmigondis résiliant auquel nous avons droit et qui en tient désormais lieu…
Ah vraiment, au moment où chacun s’en va scander que la parole d’aujourd’hui se doit d’être décomplexée, il n’est pas injuste que d’aucuns rappellent que la complexité n’est pas une affection mentale, et qu’on peut, par exemple, être populaire sans être populiste et intelligent sans être élitiste…
Là, dans votre ” Smatch 3 “, après avoir traité de l’éthologie et puis de la botanique – en faisant intervenir des tas de gens que j’aime bien comme Vinciane Despret, Francis Hallé ou Gilles Clément – vous vous attaquez à l’anatomie pour traiter du pouvoir. Le pouvoir en ce qu’il empêche et le pouvoir en ce qu’il permet, aussi. Et je me disais que dans un temps où l’on confond allègrement ” avoir l’autorité sur quelque chose ” avec ” avoir le pouvoir sur quelqu’un “, rappeler que le pouvoir c’est aussi de savoir utiliser nos facultés pour devoir oser, était décidément quelque chose de suffisamment roboratif et enthousiasmant pour aller assister, comme on le ferait ou presque dans un amphithéâtre – mais on y rit moins souvent et on y est moins ému – à cette leçon magistrale que vous donnez pendant quelques jours seulement et une fois tous les deux ans. C’est régulier sans doute, mais c’est aussi beaucoup moins malheureusement qu’au Collège de France…

L’envoi de Paul Hermant à Dominique Roodthooft, 30 novembre 2013

PRESSE


l’Écho
30/01/2014
La libre
19/02/2014
La libre
19/02/2014