Poussé par l’espoir d’inventer de nouveaux dispositifs narratifs, Patrick Corillon a inscrit ses récits dans des champs artistiques variés. Si ces différentes expressions peuvent, chacune, vivre de façon autonome, elles font partie d’un seul et même univers. C’est un monde mystérieux qui place les questions de notre époque dans la perspective d’un temps long, voire légendaire.

bio
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LES SPECTACLES DE PATRICK CORILLON
Les vies en soi
Théâtre d’objets
Au cours de ses Vies en soi, Patrick Corillon puise dans sa propre enfance et mêle des éléments autobiographiques à la fiction. Si chaque récit explore un thème spécifique, tous parlent de quête d’identité. Il y est question de voyages – réels et intérieurs –, de rencontres, d’errances d’une ville à l’autre. Ces aventures (im)mobiles établissent un dialogue entre l’histoire individuelle et le monde.
Patrick Corillon entraîne le spectateur dans une odyssée riche en découvertes plastiques et en questions philosophiques. Il nous fait redécouvrir la magie d’un simple récit et le plaisir de la manipulation d’objets, renouant ainsi d’une manière résolument contemporaine avec des formes empruntées à diverses traditions de narration orale.
Dans l’amitié de mes genoux
Dans l’amitié de mes genoux propose une expérience intime et sensorielle qui a pour but de plonger les spectateurs dans une histoire dont ils deviennent les acteurs. Ce projet vise à développer un imaginaire autour du paysage (qu’il soit réel, littéraire, mythologique, appartenant au passé ou possible dans l’avenir). La question centrale étant : comment nous approprier physiquement et poétiquement nos paysages, nous sentir un véritable acteur de ceux-ci afin de pouvoir nous projeter dans un avenir environnemental et climatique non pas perdu d’avance mais envisagé comme un terrain de jeu ouvert à tous les possibles. Dans l’amitié de mes genoux est composé de quatre récits de 30 minutes (indépendants les uns des autres) à destination d’un public de 100 personnes maximum. Une narratrice raconte des odyssées dans des paysages bouleversés que chaque spectateur anime de ses propres mains grâce à un plateau de jeu posé sur ses genoux. Suivant les histoires, les paysages sont constitués de cubes que l’on assemble, de perles que l’on fait coulisser, de tissus que l’on déroule pour en suivre les fils, de disques que l’on fait tourner.
Chacun vit dans la compagnie de quelqu’un d’autre. Ce quelqu’un existe vraiment ; il se trouve à notre exact opposé sur la terre. C’est notre contrepoids. Si nous allons dans un sens, il va dans l’autre. Nous nous maintenons en équilibre. Parfois c’est nous qui menons, parce que nos intentions sont plus fortes que les siennes, parfois c’est lui. Nous le ressentons comme une ombre, et lui doit nous voir aussi comme cela. Mais nous sommes tous les deux réels. C’est la personne qui nous est la plus proche, et c’est la seule que nous ne pourrons jamais rencontrer.
« Ma vie n’est qu’une illusion, dit la taupe au ver. Tout ce que j’aimerais bien tenir contre moi m’échappe des mains. Tu ne peux pas comprendre parce que tu n’as pas de bras ; mais tu vois, chez nous les taupes, c’est comme si nos bras avaient été placés à l’envers. Dès qu’on veut s’emparer de quoi que ce soit, nos mains l’écartent sur le côté. En même temps, c’est ce mouvement-là qui nous fait avancer. On avance à la recherche de quelque chose qu’on ne pourra jamais obtenir. »
Poursuivant sa lecture, le petit tas d’os eut l’heureuse surprise de tomber sur une analyse développant les liens entre les aigles et les restes de leurs repas. Les aigles royaux peuvent contempler un temps infini les os de ceux qu’ils viennent de manger. Peut-être que cette forme de méditation leur permet de côtoyer en toute sérénité la mort qui rôde en permanence autour d’eux. « La mort, encore la mort ! Qu’est-ce que c’est que cette chose qui fascine tout le monde à part moi ? » s’exaspérait le tas d’os.
Excuse-moi, mon chéri, dit l’émeraude au bloc de craie, mais je retrouve enfin la liberté. Tu ne peux pas imaginer dans quelles conditions j’ai vécu jusqu’à présent. » Sans omettre le moindre détail, elle expliqua son extraction au fond d’une mine en Colombie, son voyage en Inde pour une première taille, son séjour en France où, prise en charge dans un atelier spécialisé, elle fut corrigée, polie, ciselée en mille facettes qui chacune relevait du grand chic parisien.
CRÉDITS
Distribution :
Conception, écriture, scénographie : Patrick Corillon
Collaboration artistique et jeu : Dominique Roodthooft
Animation numérique : Raoul Lhermitte
« La grille » a été dessinée par Laurette Lesage d’après « Le Cénotaphe à la mémoire de Sir Joshua Reynolds » de John Constable.
« Le voyage de la flaque » a été peint par Emma Werth d’après des motifs de papier-peint de William Morris, « Acanthus » et d’un motif sans titre de Adam Verneuil.
Les cubes de « Cœurs de pierres » ont été peints par Axel Serveaux d’après différents motifs de peintres modernistes.
« Le cirque des montagne » a été tissé par Coline Firket
Les perles du « Dessous-dessus » ont été modelée par Valérie Perin d’après des graines originales.
Les images du « paysages sans fin » et des « yeux du paysage » ont été peintes par Laura Lorente Ruipérez d’après Nicolas Poussin : Le Déluge, Paysage avec homme mort d’une morsure de serpent, Pieter Bruegel : La Fuite en Égypte, La Chute d’Icare, Joachim Patinir : Passage du Styx, Paysage avec saint Jérôme, Giorgione : La Tempête, Le coucher du soleil, anonyme époque romaine : Les Lestrygons
Production : le corridor
Coproduction : sur M.A.R.S. Mons, Communauté d’Agglomération Mont Saint Michel-Normandie, en cours
Avec l’aide de : La Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature

Avec le soutien : de la Fédération Wallonie-Bruxelles / Direction Théâtre ; de la Wallonie / Emploi / Action sociale ; de la Province de Liège / Service culture
La traduction anglaise du texte du spectacle Le dessous-dessus a reçu le soutien de l’Institut français du Royaume-Uni/ Cross-Channel Theatre
DIFFUSION
mars 2021 : M.AR.S Mons (10 représentations en milieu scolaire)
juillet 2021 : Théâtre le Strapontin à Pont-Scorff (FR)
octobre 2021 : Le CORRIDOR à Liège
novembre 2021 : le LaM à Villeneuve d’Ascq (FR)
février-mars 2022 : Galerie In situ à Romainville (FR)
avril 2022 : Théâtre La montagne magique à Bruxelles
juin 2022 : Festival insolite GR5.0, Communauté d’Agglomération Mont Saint Michel-Normandie (FR)
octobre 2022 : péniche Le ventre de la baleine à Liège
octobre 2022 : bibliothèque de Sart-Jalhay
octobre 2022: bibliothèque provinciale Les Chiroux à Liège
PRESSE























































































